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Ce soir, la terre tourne à l'envers. Le coeur fait des bonds, sursauts. Les yeux pétillent, marijuana, larmes.

Je revois ton visage quand je ferme les yeux. Je devine ton regard, effacé. Ton sourire, discret mais présent. Je perçois, aussi, ta douleur. Ton coeur qui suinte, se déverse dans ton corps. T'affiches un sourire, admirablement bien accroché sur tes lèvres. Tu rigoles, à pleine gorge, et puis tu bois, à grosse gorgées. Pas souvent, une fois de temps à autre, tout de même. Le masque mis en place, la pièce fonctionne à merveille. Standing-ovation. Le public applaudie et n'a rien saisi de l'histoire, de ton histoire, de ton cauchemar. S'évader, le plus loin possible. Loin des pleurs, loin des peurs.

Metteur en scène. Tu orchestres ta vie, et t'autorise peu de repis. Il faut se noyer, le plus profondément possible, boire la tasse, et ne remonter qu'une fois épuise. Il faudra essorer le corps-éponge, prendre le temps de le sécher et puis respirer à nouveau Combien de temps ça te prendra? 2 mois, 4 mois... Qui sait? Ca prendra le temps que ça prendra. Comme à chaque fois. Il t'a fallu 4 ans pour te soigner. Pour cicatriser de son absence. Combien t'en faudra-t-il pour lui? 6 mois, 1 ans...

Tu as peur de ce qu'il va se passer, comment vas-tu réagir quand tu atterriras? Tu as peur, que tout change, que ta pire ennemie revienne. Ressentir cette solitude, encore plus fortement que les autres fois. Te sentir seule à en mourir sur place. Regarder les photos du passé, regretter et chialer. Lorsque tout est fini depuis bien longtemps. Que les aiguilles ont tourné. Que le soleil maintes et maintes fois se soit couché. A ce moment là, comme à chaque fois. Tu te renfermeras
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# Posté le mardi 18 août 2009 21:37

Un jour, une heure, la dernière.

Il est 22H30.

Laura, 25 ans, jeune fille, blonde, pas vraiment jolie, mais pas laide non plus, descendait les marches de son escalier extérieur. Elle marchait dans la rue, perdue dans ses pensées. Elle avançait vers nul part, mais l'important était d'avancer. Elle fermait les yeux et se laissait aller. Ses pensées avaient un goût de liberté, une odeur de plage. Laura avançait sur le trottoir. La voiture avançait sur la route. Laura traversa la route. La voiture ne freina pas. Maintenant Laura pouvait réellement rêver. Pouvait cracher un peu sur le monde. Sur celui qui avait mis dehors tout ses copains. Ses frangins. Coups de pieds. Matraques. Cargo direction case départ.
Laura aussi était retournée à la case départ. Sans retour possible

Il est 23h
Un jour, une heure, la dernière.
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# Posté le mercredi 12 août 2009 08:37

Dear J. B

Ne plus savoir pourquoi la vie a un sens. Voir tout s'écrouler et rester là sans bouger. Même pas un petit doigt.

Le vent a balayé les espérances. Le temps emportera les souffrances.

Tout doit avoir une fin. Rien ne peut être bien.
C'est ça peut être la devise de la vie.

La roue tourne. Et emmène avec elle les miettes d'un passé. Miroir brisé.
Pièces à rassembler. Sur un pas de porte je me suis écroulée. En pleurs.
Ne plus savoir.

Qui on est. Ce qu'on doit faire. Etre scinder en deux. Entre deux êtres. Deux futurs avenirs.

La peur.

La peur de ne pas y arriver. La peur que tout s'écroule. Que chacun se perde dans son monde.

Que chacun fasse sa vie. A droite. A gauche. Un peu de travers.

Loin.
Tous loin. Des uns et des autres.

Les étagères vides. L'assiette en moins.

Ton absence comme un abcès à crever. Ton sourire comme un souvenir rayé. Ton humour comme un hôte oublier
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Dear J. B
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# Posté le dimanche 26 juillet 2009 15:38

Modifié le dimanche 26 juillet 2009 15:49

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« Tu es homme et tant que tu es homme tu n'es pas mort ».


Voilà comment, Jacques Brescain, aurait pu commencer son roman ou un de ses romans. Par cette phrase. Cette phrase pleine d'espoir, écrite, il y a de ça une bonne vingtaine d'année, à un prisonnier bulgare, inconnu.

Ecrire à un inconnu ne lui paraissait pas absurde. Cela facilité sûrement la tâche. Ecrire pour écrire. Ecrire pour se vider. Ecrire pour partager. Ecrire pour oublier. Il faisait éclore sa pustule sur des pages blanches sans ligne. Il se vidait d'un trop plein à l'aide de l'encre. Chacun sa méthode, c'était la sienne. C'est la sienne. Il n'a pas arrêté d'écrire depuis l'âge de 17 ans. Peut être même, avait-il commencé plus jeune.

J'avais retrouvé au fin fond d'une petite boite une tonne de papier, jauni par le temps. Il y avait des cartes postales, des correspondances, des bouts de nappe en papier, des feuilles grossièrement découpées. Tout était tatoué de ses mots. Il les alignait les un à la suite des autres. Les barrait. Réécrivait. Recommençait. Rien ne pouvait arrêter ce flux débordant. Cette masse gluante devenait poésie lyrique. Ce pu se transformait en tirade. En nouvelles. En tout sorte d'écrit.

Je crois, qu'il y a des gens pour qui écrire est une réelle thérapie. Se soigner des maux par les mots. Cette phrase combien l'on écrite. Combien l'on pensait. C'est vrai que le jeux de mot est tentant. Et plusieurs se sont laissés prendre au jeu.

Jacques Brescain a eu une enfance comme tout le monde. Sauf qu'il était né au pays de Camus. Sauf qu'il a croisé la mort à l'âge de 2 ans. Sauf qu'il a joué les déserteurs, inconsciemment. Il ne se souvient de rien. Il ne se rappelle pas des fusils braqués en direction de la voiture. Il ne se souvient pas des grosses chaleurs Algériennes. Il ne se souvient de rien. Il n'a pas cherché à oublier, le temps a fait son travail. Est-il trop jeune? Oui, sûrement. Mais ce genre de chose, vous marque forcément. A votre insu.

# Posté le mardi 05 mai 2009 13:34

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Une seconde peau accrochée au os. Jamais un mot ne pourra la qualifier. Ancrée dans chacun de mes pas. L'histoire de plusieurs rencontres. Et puis des souvenirs et des mélodies. Une note qui se perds sur la portée. Des doigts qui s'affolent et vont trop vites. Des ratés et des extases à l'état pur. Des sourires et des larmes.

# Posté le vendredi 24 avril 2009 19:32